👍 On aime
- ✓Données hébergées en Suisse, hors du Cloud Act américain
- ✓Réseau de qualité avec latence très faible vers la France
- ✓Architecture IaaS complète (volumes, snapshots, réseaux privés)
- ✓Indépendance capitalistique et engagement écologique
👎 On regrette
- ✕Modèle de tarification à la consommation moins lisible que les plans fixes
- ✕Courbe d'apprentissage OpenStack plus raide pour les débutants
- ✕Coût du trafic élevé pour les gros volumes de diffusion
📑 Sommaire ▾
- 01 Vue d’ensemble : specs et tarifs
- 02 Performances
- 03 Réseau
- 04 Datacenters et souveraineté : le cœur de l’offre
- 05 API et automatisation
- 06 Support
- 07 Pour qui Infomaniak Public Cloud est-il fait ?
- 08 Points forts
- 09 Points faibles
- 10 Verdict
- 11 FAQ
- · En quoi Infomaniak est-il plus souverain que les autres hébergeurs européens ?
- · Infomaniak Public Cloud est-il basé sur OpenStack ?
- · Le cloud Infomaniak est-il plus cher que Hetzner ?
- · Faut-il connaître OpenStack pour utiliser Infomaniak Public Cloud ?
- · Infomaniak propose-t-il du stockage objet compatible S3 ?
- · Infomaniak convient-il pour héberger un site ou une application en production ?
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Quand on parle de cloud souverain en Europe, un nom revient avec insistance : Infomaniak. L’hébergeur suisse, indépendant et engagé sur l’écologie, propose une offre Public Cloud bâtie sur OpenStack qui se positionne comme une alternative crédible aux hyperscalers américains, avec un argument massue : vos données restent en Suisse, hors de portée du Cloud Act. Mais derrière le discours sur la souveraineté, que vaut réellement Infomaniak Public Cloud pour le self-hosting en 2026 ? Les performances, les prix et l’outillage tiennent-ils face à des références comme Hetzner ou Scaleway ?
Cet avis s’appuie sur l’usage concret d’Infomaniak Public Cloud pour auto-héberger : déploiement d’instances OpenStack, recul sur le réseau, l’API, le support et, bien sûr, le volet souveraineté qui fait la singularité de l’offre. Objectif : dire honnêtement à qui Infomaniak Public Cloud convient.
Vue d’ensemble : specs et tarifs
Infomaniak Public Cloud repose sur OpenStack, le standard ouvert du cloud d’infrastructure. Plutôt que des plans figés, le modèle est à la consommation : vous payez les ressources (vCPU, RAM, stockage, trafic) réellement utilisées, à l’heure. Voici des configurations types et leur coût indicatif mensuel en 2026 (prix TTC approximatifs, à la consommation continue) :
| Configuration | vCPU / RAM | Stockage | Modèle | Prix mensuel approx. |
|---|---|---|---|---|
| Petite instance | 2 vCPU / 4 Go | volume SSD à la demande | À la consommation | ~10 € |
| Instance moyenne | 4 vCPU / 8 Go | volume SSD à la demande | À la consommation | ~22 € |
| Grosse instance | 8 vCPU / 16 Go | volume SSD à la demande | À la consommation | ~45 € |
| Stockage objet (Swift) | — | par To stocké | À la consommation | quelques € / To |
Le modèle à la consommation OpenStack est plus souple qu’une grille de plans, mais aussi moins lisible au premier abord : on additionne instances, volumes, IP flottantes, trafic et stockage objet. Pour un usage stable, le coût se révèle correct, sans être le moins cher du marché. Infomaniak ne joue pas la carte du prix plancher : il vend de la souveraineté, de l’éthique et un cloud ouvert.
Performances
Les instances Infomaniak s’appuient sur du matériel récent et du stockage SSD/NVMe via le service de volumes OpenStack (Cinder). Les performances CPU et I/O sont bonnes et régulières, adaptées à des charges web, des bases de données de taille moyenne et des stacks conteneurisées. On n’est pas sur le terrain du « plus de puissance brute par euro » où Hetzner excelle, mais sur un niveau solide et prévisible, sans mauvaise surprise.
L’atout structurel, c’est OpenStack : vous bénéficiez d’un véritable cloud IaaS avec volumes détachables, snapshots, réseaux définis par logiciel, IP flottantes et stockage objet compatible Swift/S3. Pour qui maîtrise OpenStack (ou ses clients comme openstack CLI et Terraform), c’est une plateforme riche, loin d’un simple VPS. Pour qui ne le maîtrise pas, la courbe d’apprentissage est plus raide qu’un panel grand public.
Réseau
Le réseau Infomaniak est de qualité, avec une connectivité européenne soignée et une latence très faible vers la France et la Suisse depuis les datacenters helvétiques. Le modèle OpenStack apporte les réseaux privés, les routeurs virtuels, les groupes de sécurité et les IP flottantes, le tout pilotable par API. Le trafic est facturé à la consommation : à surveiller si vous servez de gros volumes, là où Hetzner inclut un forfait généreux.
Pour un usage self-hosted classique (services web, cloud personnel, outils internes), la bande passante et la latence sont largement à la hauteur. Pour de la diffusion massive de contenus, calculez votre consommation de trafic à l’avance.
Datacenters et souveraineté : le cœur de l’offre
C’est ici qu’Infomaniak se distingue radicalement. L’entreprise possède et exploite ses propres datacenters en Suisse, un pays hors de l’Union européenne mais doté d’un cadre de protection des données strict et, surtout, hors de portée du Cloud Act américain. Concrètement :
- Souveraineté juridique : vos données sont soumises au droit suisse, réputé protecteur, et échappent aux injonctions extraterritoriales américaines qui peuvent toucher les filiales européennes des hyperscalers US.
- Indépendance capitalistique : Infomaniak est une société privée suisse indépendante, sans dépendance à un géant technologique américain.
- Écologie : Infomaniak met en avant des datacenters à très haute efficacité énergétique, alimentés en énergie renouvelable, avec récupération de chaleur. C’est l’un des hébergeurs les plus crédibles sur le volet environnemental en Europe.
- Standard ouvert : en bâtissant sur OpenStack, Infomaniak évite le verrouillage propriétaire (vendor lock-in) : votre infrastructure reste portable vers un autre cloud OpenStack.
Pour les organisations soumises à des exigences de souveraineté (secteur public, santé, données sensibles, entreprises européennes soucieuses du RGPD et au-delà), c’est un argument décisif que peu d’acteurs peuvent égaler. Là où Hetzner offre une souveraineté européenne sur ses régions allemandes, Infomaniak pousse le curseur plus loin avec la Suisse et un positionnement éthique de bout en bout (voir notre avis sur Hetzner Cloud pour la comparaison).
API et automatisation
Étant fondé sur OpenStack, Infomaniak Public Cloud expose les API OpenStack standard : Nova (instances), Neutron (réseau), Cinder (volumes), Swift (objet), Keystone (identité). Vous pilotez tout via la CLI openstack, et le provider Terraform OpenStack fonctionne, ce qui permet une vraie infrastructure-as-code portable. C’est un avantage par rapport aux clouds propriétaires : vos scripts ne sont pas liés à Infomaniak et restent réutilisables ailleurs.
En contrepartie, l’écosystème d’outils « clés en main » spécifiques à Infomaniak est moins fourni que celui d’un Hetzner ou d’un DigitalOcean. On travaille avec les outils OpenStack génériques, puissants mais plus exigeants pour qui découvre l’écosystème.
Support
Le support Infomaniak est l’un de ses points forts différenciants face aux hébergeurs purement infrastructure. L’entreprise propose un support en français (et autres langues), réactif et réputé pour sa qualité humaine, par chat et téléphone selon les offres. Pour un public francophone, échanger avec un support compétent dans sa langue change l’expérience, surtout face à des acteurs qui n’offrent que des tickets en anglais.
La documentation est correcte, bien que la partie Public Cloud / OpenStack soit plus technique et suppose une certaine familiarité avec OpenStack. Le support n’est pas du « managed hosting » applicatif, mais il accompagne bien sur l’infrastructure et les questions de compte.
Pour qui Infomaniak Public Cloud est-il fait ?
Infomaniak Public Cloud est un excellent choix si :
- La souveraineté des données est une priorité : secteur public, santé, juridique, ou simplement conviction forte de garder ses données hors du Cloud Act.
- Vous tenez à un hébergement éthique et écologique : Infomaniak est l’un des acteurs les plus crédibles sur ce terrain.
- Vous voulez un cloud ouvert sans lock-in : OpenStack garantit la portabilité de votre infrastructure.
- Vous êtes francophone et appréciez un support de qualité dans votre langue.
- Vous avez les compétences (ou l’envie) de travailler avec OpenStack et Terraform.
Il convient moins si :
- Vous cherchez le prix le plus bas pour de la puissance brute : Hetzner reste imbattable sur ce critère précis.
- Vous débutez complètement et voulez un panel ultra-simplifié sans toucher à OpenStack.
- Vous voulez un écosystème managé très riche (bases managées multiples, serverless avancé) à la manière des hyperscalers.
Points forts
- Souveraineté des données réelle : datacenters suisses, hors Cloud Act, droit suisse protecteur.
- Hébergeur indépendant et engagé écologiquement, parmi les plus crédibles d’Europe.
- Cloud ouvert basé sur OpenStack : pas de vendor lock-in, infrastructure portable.
- Support en français de qualité, réactif et humain.
- API OpenStack standard et compatibilité Terraform pour l’infrastructure-as-code.
- Stockage objet compatible Swift/S3 intégré à l’écosystème.
Points faibles
- Tarifs plus élevés que Hetzner pour des performances brutes équivalentes.
- Modèle à la consommation OpenStack moins lisible qu’une grille de plans fixes.
- Courbe d’apprentissage OpenStack exigeante pour les non-initiés.
- Écosystème d’outils spécifiques et de services managés moins étoffé que les hyperscalers.
- Trafic facturé à la consommation, sans le forfait généreux de certains concurrents.
Verdict
Note : 8,5 / 10. Infomaniak Public Cloud n’est pas le cloud le moins cher, et il ne cherche pas à l’être. Sa proposition de valeur est ailleurs : une souveraineté des données authentique en Suisse, un engagement écologique crédible, un cloud ouvert sans lock-in et un support francophone de qualité. Pour une organisation ou un self-hoster pour qui la confidentialité, l’indépendance et l’éthique priment sur le coût au vCPU, c’est l’un des meilleurs choix d’Europe en 2026. Les réserves portent sur le prix et la complexité d’OpenStack, qui le rendent moins adapté au débutant pur ou au chasseur de bons plans. Si la souveraineté est votre boussole, Infomaniak mérite pleinement votre attention sur infomaniak.com.
FAQ
En quoi Infomaniak est-il plus souverain que les autres hébergeurs européens ?
Ses datacenters sont en Suisse, un pays hors UE doté d’un droit de la protection des données strict et, surtout, hors de portée du Cloud Act américain. Infomaniak est en outre une société suisse indépendante, sans dépendance à un géant US. C’est un cran au-dessus de la souveraineté « européenne » d’acteurs dont l’infrastructure ou le capital restent liés aux États-Unis.
Infomaniak Public Cloud est-il basé sur OpenStack ?
Oui, c’est l’un de ses arguments clés. En s’appuyant sur OpenStack, Infomaniak offre un cloud aux standards ouverts, avec API Nova/Neutron/Cinder/Swift et compatibilité Terraform. Votre infrastructure reste portable vers un autre cloud OpenStack, ce qui évite le verrouillage propriétaire.
Le cloud Infomaniak est-il plus cher que Hetzner ?
Oui, pour de la puissance brute équivalente, Infomaniak est généralement plus cher que Hetzner. Mais la comparaison n’est pas que tarifaire : Infomaniak vend de la souveraineté suisse, de l’éthique écologique et un support francophone, des critères qui justifient l’écart pour beaucoup d’organisations.
Faut-il connaître OpenStack pour utiliser Infomaniak Public Cloud ?
Une familiarité avec OpenStack aide énormément. L’offre s’adresse à un public technique à l’aise avec les concepts de volumes détachables, réseaux SDN, IP flottantes et la CLI openstack. Pour un usage simple, l’interface web suffit, mais tirer pleinement parti de la plateforme suppose de comprendre OpenStack.
Infomaniak propose-t-il du stockage objet compatible S3 ?
Oui, via le service Swift d’OpenStack, qui expose une compatibilité S3. C’est pratique pour stocker des sauvegardes, des médias ou des artefacts à la consommation, et s’intègre bien avec des outils de backup comme restic ou rclone. Voyez notre tutoriel sauvegarde automatique chiffrée avec restic et Backblaze, dont les principes s’appliquent à tout backend objet.
Infomaniak convient-il pour héberger un site ou une application en production ?
Oui, pleinement, à condition de dimensionner correctement vos instances et volumes. La qualité réseau, la souveraineté et le support en font une base sérieuse pour de la production, en particulier pour des projets soumis à des contraintes de confidentialité ou de localisation des données en Suisse / Europe.
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Infomaniak Public Cloud incarne une autre vision du cloud : ouverte, souveraine et éthique, plutôt que la moins chère. Pour qui place la confidentialité et l’indépendance au sommet de ses priorités, c’est un choix qui a du sens en 2026. Pour suivre l’actualité des hébergeurs souverains et les outils self-hosting, abonnez-vous à notre bot de veille Telegram.